BALDWIN, STYRON ET MOI
Lecture-spectacle coproduite par le Théâtre de Quat’Sous et le Festival international de la littérature
27, 28 et 30 septembre 2021

Texte  Mélikah Abdelmoumen, James Baldwin et William Styron
Mise en lecture  Jonathan Vartabédian
Avec Lyndz Dantiste, Émile Proulx-Cloutier, Elkahna Talbi
Musique Charles Papasoff
Conseiller dramaturgique Didier Lucien
Idée originale et soutien à la création Marie-Hélène Panisset
Idéation et conception Le collectif B&S

Texte inspiré de l’article de Mélikah Abdelmoumen dans la revue Spirale (numéro 268, printemps 2019) sous la direction de Daoud Najm et Eftihia Mihelakis

Mélikah Abdelmoumen explore l'amitié profonde qui lia William Styron et James Baldwin. Le premier, un Blanc descendant de propriétaires d’esclaves, surtout connu pour son roman Le choix de Sophie. Le second, un Noir descendant d’esclaves, célèbre pour ses prises de parole et œuvres antiracistes. C’est lors d’une soirée de 1961, alors qu’il logeait dans la maison d’invités de Styron au Connecticut, que Baldwin aurait convaincu ce dernier d’écrire au « je » le récit de la révolte d'esclaves menée par Nat Turner en 1831 dans le Sud des États-Unis. Un défi que Styron releva en publiant Les Confessions de Nat Turner, prix Pulitzer 1968. Les Confessions lui valut aussi d'être accusé d’appropriation culturelle, notamment dans un ouvrage écrit par dix écrivains afro-américains. Soixante ans plus tard, on en trouve des échos dans notre propre actualité.

L’autrice québécoise Mélikah Abdelmoumen, Saguenéenne par sa mère et Tunisienne par son père, part à la rencontre de ces deux célèbres auteurs américains du XXe siècle. Sans le savoir, ils auront jeté les bases de tout le débat entourant les brûlantes questions de l’appropriation culturelle et de la liberté de l’écrivain.

« James Baldwin a dit des tas de choses fabuleuses sur la lecture et la littérature, mais
celle qui m’a le plus marquée est son affirmation selon laquelle on peut passer des
années à croire qu’on vit une peine sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à se
rouler dans cette douleur, à croire qu’on va en mourir... jusqu’au jour où l’on ouvre
un livre et où, soudain, on cesse d’être seul. » - Mélikah Abdelmoumen

La création de cette œuvre a été rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts de Montréal .